L'exposition Persistances Rétiniennes à Lavaur arrivant à sa fin, c'est l'occasion de revenir avant son démontage sur l'installation éphémère que j'y ai réalisé : la « Douche de couleurs ».

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L'idée était de tirer parti du lieu en rentrant en résonance avec certaines de ses caractéristiques pour les amplifier, et surtout les utiliser, un peu à la manière de Buren. Au centre de l'exposition, la salle de pause interpelle avec ce puits de lumière, son mur courbe et ses murs en terre de couleurs.

Cette salle sera donc le lieu du noir et blanc, à première vue, mis en valeurs par ce mur en terre rouge du lauragais. En vis à vis les gravures en monotype et au centre ce monolithe noir, réceptacle de la lumière naturelle la journée en provenance du puits de lumière.

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Ce monolithe appelle le spectateur. Il décèle grâce à la lumière qui déborde par le haut et le bas que la forme est creuse. Il en fait le tour et est happé à l'intérieur.

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Les couleurs fortes qui descendent le long des parois frappent et vous englobent. Eclairés, amplifiés par la lumière du puits de lumière.

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Expérience très intéressante d'être entouré de toutes parts par la couleur. De littéralement rentrer dans le tableau. Sans recul. Donc impossible à rendre en photo 

montage douche de couleurs

 

On peut revenir sur d'autres éléments comme le contraste entre l'ancrage des pieds de béton et la légèreté de la structure, de son côté aérien, ou comme la simplicité de l'ensemble (4 pieds, 4 tasseaux et une plaque de bois), mais l'essentiel est là : après du noir et blanc, revenir sur de la couleur, partout, celle qui nous englobe mais qu'on ne voit plus, rentrer dedans comme il nous est rarement donné l'occasion.

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Cette expérience va au delà de ce que j'avais imaginé. Je suis heureux d'avoir eu l'occasion de la réaliser.