Enfin pas tout à fait la vierge, mais bizarre quand même.

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4 jours que je suis cloué au lit avec un virus relativement méchant avec des symptômes plutôt inhabituels chez moi. Pas de nez qui coule, simplement un mal de crâne carabiné, une envie de dormir tout le temps, et les frissons sans fin.

 

C'est au moment de m'écrouler de sommeil, quand je tente de fermer les yeux que ces derniers me font un mal de chien. Au point où j'ai l'impression que mes rêves se mettent en route sans que je puisse perdre conscience, sans que je dorme. Et donc je me regarde au sens littéral rêver. Comme une séance de cinéma dans mon crâne. Sauf que cette cette projection n'a pas l'air d'être au même endroit de mon cerveau que d'habitude et qu'elle n'a pas de scénario.


Des images pures, fixes ou mobiles. Une débauche d'idées pour faire des tableaux, des courts métrages à foison. Et  j'admire tout ça. Scotché. C'est beau.


Avec une question de fond qui me taraude durant toute la projection. Que vais-je en garder après coup ?

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Ce qui est sûr, c'est que j'en garderai quelque chose d'extrêmement positif : Je ne savais pas que j'avais tout ça en moi. Que j'étais capable de le produire.


Je ne sais pas si je serais capable de le reproduire en rêve ou sur un autre support (papier...). Mais c'est moi. Et c'est bien. Ça ma plu. Sympa, non ?

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NB : je suis revenu à des rêves plus classiques après coup. Est ce que c'était la fièvre ou des sinus gonflés qui poussaient sur les yeux ? Je ne sais pas.


NB 2 :

Les dessins sont issus d'une séance de modèle vivant avec deux angles de vue sur une même pose. Sans réfléchir, en gardant le stylo lâche. J'aime bien le résultat. Comme si le modèle (Carlos) se regardait lui même.  Ce que je perds en précision, j'ai l'impression de le gagner en poésie. Sfar parlait de dessiner comme on s'endort (Si on veut trop s'endormir si on y pense trop, on n'y arrive pas). Travailler le lâcher prise...

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