J'étais tombé par hasard sur un extrait de Pascal Bruckner interviewé sur France 2 dans Envoyé spécial :


« Cette dictature du bonheur aboutit non pas à rendre les gens heureux mais à les rendre coupables. Coupables de ne pas être assez heureux, pas assez beaux, pas être assez riches, assez sains, ne pas être assez sexuellement performants. C'est tous ces domaines qui sont touchés par l'idéologie du bonheur. »

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Lise et jean. Fusain format raisin

Je rajouterais bien (et oui pourquoi que je pourrai pas rajouter une pensée à celle d'un philosophe ma bonne dame ?) la dictature de l'instantané.


L'évolution technique et technologique est arrivé au point ou l'acccélération de la vitesse de l'information est au niveau de l'instantané (du courrier à cheval jusqu'au mail). On s'impatiente (ou on ne comprend pas) quand on ne reçoit pas un mail immédiatement après que l'expéditeur l'ait envoyé, Tout le monde veut son Iphone pour rester connecter en temps réel. A quoi, à qui ?


Ce qui est intéressant, c'est que la combinaison de ces deux dictatures externes déteint aussi sur nos vies, sur nous : On s'impatiente de ne pas être heureux immédiatement.  On se doit, car c'est un droit, d'être heureux maintenant.

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Camilla et Lise alanguie. 25mn Crayon.

Évidemment, comme la pression des actionnaires sur les résultats trimestriels dans les sociétés cotées, les effets secondaires sont pernicieux. On n'est pas dans l'investissement, ni dans la construction.


Après, comment voulez-vous lutter, rester en couple ? Construire quelque chose sur la durée ? Comment s'étonner qu'on définisse le mariage comme un voyage en avion où on aurait 50% de chances de se cracher ? Comment s'étonner du nombre de couples qui se séparent autour de moi ou qui battent de l'aile ?

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Pieds jean. Fusain. Format raisin.

Don't worry, be happy ! (like good little children) : C'est un ordre !