Je l'avais réalisé quand j'étais ado. J'en avais perdu la pratique. C'est peut-être une piste de réponse à la question de la note précédente. Je vais essayer de retranscrire ce que je ressens. Ce n'est pas évident.

Pour mieux regarder le monde qui nous entoure, pour mieux l'apprécier, pour mieux ressentir une œuvre d'art pour mieux « l'absorber » il faut aussi exprimer, restituer ce qu'on a au fond de soi, ce qu'on a intégré, assimilé, transformé.

Le dernière partie de la phrase est importante. C'est cette transformation qui différencie la création de la copie, de la reproduction pure et simple.

C'est comme un chemin qui doit, pour mieux fonctionner doit être pris dans les deux sens. Celui qui reste toute la journée devant sa télé, en étant passif n'absorbe plus rien à la fin de la journée. Celui qui apprend sa leçon sans faire de pauses pour la réciter la maitrisera moins bien.

2009_12_16_19

Lise. Pastels secs sur papier kraft
(première œuvre qui a droit à l'encadrement à la maison !)

 

Pour moi, me remettre à dessiner, me fait regarder à nouveau, apprécier le monde qui m'entoure d'une manière que j'avais perdue. Quand je sors de 4h de cours de beaux arts (un peu en hypoglycémie je vous l'accorde) j'ai une légère sensation de flottement où Toulouse , les passants, la météo, tout ressort avec une acuité inédite, tous mes sens sont réveillés.

Jérémy, un ancien des beaux arts, il me confirmait ce sentiment, cette vision, cette faculté à apprécier des détails dans la rue que l'on aurait pas vu en tant normal. C'est bien. Il y en a d'autres comme moi...