Something good might happen to you

If you would let it happen to you

Come on, open it up !

 

             Simply Red

Bizarre,

 

J'avais l'impression hier qu'il se passait quelque chose qui ne m'arrivait pas d'habitude. Les gens venaient spontanément vers moi. Ils n'étaient pas aimantés. Quand même pas. Cela se passait naturellement. Cette beurette de 18 ans à la limite de la clochardisation(je ne lui souhaite sincèrement pas) avec qui j'ai passé 30 minutes pendant mon déjeuner sur les quais de la Dorade, Ce papy dans le rayon bricolage, cette femme à qui je bloquais l'accès au parking. Plusieurs points communs : le sourire, la spontanéité, le plaisir d'un échange gratuit.

gorbatchev_sourire

Je n'ai pas sollicité ces rencontres. J'ai l'impression qu'à une autre époque elles n'auraient pas eu lieu. Alors qu'est ce qui a changé ? Et si c'était moi (3 occurrences constituent un beau faisceau de présomptions, non ?) Plus de disponibilité apparente ?J'étais plus détendu, plus ouvert, inconsciemment ? Comment cela se voyait-il ?

 

Ma discussion avec Denis l'après midi me fait peut-être toucher du doigt l'un des aspects du problème. La discussion porte sur le fait -paradoxal- que ce serait bien qu'il faudrait que ce soit moi qui revienne vers mon employeur pour clôturer mon licenciement. Au bout de quelques secondes je pars dans mes songes à élaborer une stratégie pour récupérer l'argent qui m'est dû. Je me rends compte au bout de quelques instants que les muscles de mon visage travaillent comme s'ils étaient rouillés. Comme si ces muscles précis n'avaient pas été utilisés depuis longtemps.

regard_sarko

Y aurait-il une première explication simple à mon ouverture expérimentée le matin : Une transformation physique (non je ne suis pas devenu Hulk ou Quasimodo, enfin je ne crois pas) légère, un visage différent, une posture différente par rapport à avant , où ce jeune cadre devait effrayer ou impressionner.

cadre_dur_20091017