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La gratuité à la manière de Keith Haring


La gratuité se questionne beaucoup en ce moment. Vous avez remarqué ? Microsoft via son PDG (mais non ce n'est plus Bill, on est passé à Steve, Ballmer) qui n'y croit pas et qui critique Google et le mode de distribution de son système d'exploitation pour Smartphones Androïd; La presse ébranlée par les journaux type Minute; Internet où le « consommateur » aurait pris la fâcheuse habitude de tout avoir à disposition gratuitement, musique, films, informations, pages jaunes, etc. et donc ne voudrait (le terme « pourrait » n'est jamais très loin) plus payer. Tous sont à la recherche du modèle où le client n'aurait pas l'impression de payer mais qui permettrait aux entreprises de faire des bénéfices – pourquoi le terme « colossaux » vient immédiatement à moi? Vive le formatage médiatique.

 

C'est l'autre aspect de la gratuité qui m'intéresse aujourd'hui. Faire quelque chose sans but précis, parce que cela correspond à une envie, un besoins profond. Prendre un crayon, chanter, discuter sans que cela soit dans le cadre d'un de mes projets, de mes objectifs, de la liste des choses que j'ai à faire, qui sont dans ma « todo list ». Pourquoi le faire? Si cela ne me coûte rien comment cela pourrait-il me rapporter quelque chose ? Et si justement, à contrario de ce sophisme, c'était là, dans ces gisements que je n'exploite plus depuis des années que se situaient les richesses que je cherche ?

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